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Jean-paul PATUREL: le blog

octobre 3

Phytothérapie 4

Classé dans : Santé — Neferi @ 12:02

Les présentations commerciales.

Bonjour, je suis de retour, trop occupé ces dernières semaines pour écrire. Donc, je répare et reprends le cours de cette promenade de santé au milieu des plantes médicinales. Nous ne sommes plus au temps des seules tisanes. Si on trouve encore des plantes prêtes à être utilisées sous cette forme, avec la quasi disparition des herboristeries cela devient difficile. Elles ont été remplacées par les “infusettes”. Par contre, les laboratoires de phytothérapie rivalisent d’imagination pour proposer dans le commerce d’autres formes et d’autres présentations.

En premier lieu,  les teintures-mères. Ce sont les dilutions de plantes les  plus concentrées, présentées sous forme liquide elles sont souvent prescrites par les phytothérapeutes, parfois par les homéopathes. Elles sont vendues en pharmacie. Peuvent être achetées sans ordonnance. A n’utiliser seul qu’avec les connaissances nécessaires.

Proche des précédentes, moins connue, la gemmothérapie concerne des préparations de plantes qui sont plus diluées que les teintures mères et utilise des parties spécifiques de la plante  que sont : les bourgeons, les radicelles, les jeunes pousses. Vendus en pharmacie, ces produits sont surtout utilisés par les phytothérapeutes.

Les poudres de plantes en gélules. Présentation la plus fréquente et s’adressant au public sans prescription. Si la mention “totum de plante” figure sur l’emballage, il s’agit de la totalité de la plante qui a été séchée, réduite en poudre avant conditionnement. En l’absence de cette mention, on a souvent à faire à une seule partie de la plante (feuilles, racine…) On trouve des associations de deux ou trois plantes dans le même produit, celles-ci ayant la même indication ou des indications complémentaires. Exemple “artichaut et desmodium” pour drainer le foie, ou “artichaut et radis noir” pour le foie et la vésicule biliaire. Ces produits se trouvent en pharmacie, para-pharmacie ou par commande directement au laboratoire. Quitte à me répéter, veillez aux associations. Le “tilleul-menthe” en infusion ou en gélule n’est pas une association logique puisque on a à la fois un sédatif (le tilleul) et un tonique (la menthe).

Les plantes fraîches. Plus rares, présentées en tubes sous forme de pommades. Il s’agit de la plante entière, fraîche, cryogénisée puis broyée. Utilisées pour des cataplasmes.

Les pommades, crèmes, onguents, contiennent un ou plusieurs extraits de plantes (teinture-mère, extrait liquide…) conditionnés à usage de massage local. Parmi les exemples les plus connus : les pommades à l’arnica contre les effets des coups et contusions, les onguents à base de camphre et de menthe contre les petits soucis de bronches. Dans une catégorie proche, on trouve les suppositoires, encore très utilisés chez les enfants pour la même indication que celle mentionnée ci-dessus.

Les complexes de plantes liquides. Sous des appellations diverses, on trouve des “complexes” ou mélanges de plantes pour aider à mincir, pour la circulation, la réduction de poids, etc… Vérifier avec un livre de phytothérapie si les plantes contenues dans le flacon ou l’ampoule correspondent bien à l’indication recherchée.

Comme pour beaucoup de thérapeutiques naturelles, il existe (hélas) des modes et certaines plantes ont périodiquement plus la cote que d’autres. Je rappelle que la recherche progresse à grands pas. C’est le côté positif. Que les plantes efficaces gardent toute leur valeur thérapeutique et qu’il n’est pas “ringard” de faire usage de l’eucalyptus par exemple.

Une autre forme existe : les huiles essentielles. Celles-ci sont si particulières qu’elles méritent une présentation à elles seules. L’Aromathérapie sera donc le prochain sujet. A bientôt.

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