L’ostéopathie crânienne
S’il y eut des divergences aux sujet des techniques d’ostéopathie, de manipulations vertébrales et autres articulation, il est une technique qui laisse encore perplexe le corps médical, quand il ne doute pas totalement, c’est l’ostéopathie crânienne. L’enseignement classique de l’anatomie du crâne précise que les os qui composent la boite crânienne sont soudés entre eux. Pour les ostéopathes crâniens, ils peuvent bouger. Dès l’abord le dialogue s’avère difficile. Qu’on se souvienne de ces écrits dans lesquels il était écrit comment les sage-femmes modelaient le crâne des nouveaux-nés lors que la naissance les avaient quelque peu déformés. Le fait, notés dans de nombreux ouvrages médicaux anciens, peut paraître plausible puisque à la naissance, le squelette du crâne est entièrement cartilagineux et laisse des espaces “vides” que sont les fontanelles. Mais c’est alors que ce même cartilage a entièrement laissé la place à de l’os que la médecine n’est plus d’accord. Voici en quelques lignes, les idées que font valoir les ostéopathes :
* Les articulations des os du crâne ne sont pas soudées, mais ceux-ci sont reliés par un tissu fibreux très dense laissant une (très, mais réelle) minime possibilité de mouvement.
* Le cerveau est le siège de mouvements rythmés de pulsations (expansion, contraction). Ces pulsations sont appelées : mécanisme respiratoire primaire. Respiratoire, parce qu’il ressemble aux mouvements de la respiration ; primaire, parce qu’il commence avant la respiration pulmonaire à la naissance (et s’arrête après lors de la mort).
*Le cerveau est relié aux os du crâne par les “membranes de tensions réciproques” dont les méninges (encore nos fasciae). Ces membranes transmettent aux os les tensions et relâchement provoqués par les pulsation du cerveau.
* Chacun des os du crâne en raison de sa forme et de son articulation avec son ou ses voisins, présente un “axe de mouvement” qui lui est spécifique.
*L’expérience a apporté le fait constaté que les mêmes “blocages” de mouvement des mêmes os se retrouvaient dans pathologies identiques. Troubles auditifs dans les blocages des os temporaux ; troubles de la mobilité oculaire en rapport avec des blocages des os de l’orbite…La fréquence du rythme aurait été mise en rapport avec des troubles mentaux.
Ces constatations permettent aux praticiens de cette forme d’ostéopathie de traiter avec succès des troubles tels que : céphalées, sinusites, strabisme. Elle s’avère efficace dans les insomnies, l’agitation infantile etc…
Le “mécanisme respiratoire primaire” et les mouvements qui en découlent, sont si fins que malgré les publications sérieuses faites d’après des mesures établies, les sceptiques sont encore nombreux. Comme toujours en science, les résultats et les témoignages des patients ne suffisent pas à convaincre…
La prochaine foi : l’iridologie, méthode diagnostic ?