Medecines naturelles. Au jour le jour. Le Puy du Fou.

Jean-paul PATUREL: le blog

mars 12

Auto médication 7

Classé dans : quotidien — Neferi @ 17:36

Nous étions restés aux dilutions Hahnemanniennes et Korsakoviennes. Il existe donc des remèdes (relativement) peu dilués et d’autres, ou les mêmes, très dilués. On distingue :

Les basses dilutions, c’est à dire toutes les décimales et les centésimales jusqu’à 7CH. Les dilutions moyennes : 9 et 15 CH, et les hautes dilutions : 30 CH, voire très hautes pour les dilutions Korsakoviennes. Lesquelles choisir ? Classiquement, il est dit que les basses dilutions sont utilisées pour les signes les plus physiques et les hautes dilutions pour les signes les plus psychiques correspondant au remède. Une exception mais qui confirme la règle : “Ignatia” qui est un remède éminement psychique dès les premiers signes. Si je veux prendre un exemple simple : “Arnica” remède des chocs (et des bleus). Lorsque l’on sera face à une chute ou à des coups (chocs et risque de bleus) le remède sera Arnica 5CH. Si on se trouve en face d’un traumatisme  psychologique pouvant avoir un retentissement durable (choc psy et “bleus à l’âme”) la dilution sera : Arnica 30 CH.

Les homéopathes unicistes, dont nous reparlerons ont un autre raisonnement. La matière médicale d’un remède comporte un grand nombre de signes. A l’observation et à l’écoute du patient, plus on peut rassembler de signes du remède, plus on est sur d’être proche de ce remède et en conséquence, plus la dilution doit être haute.

Ce tour d’horizon rapide de la médecine homéopathique entraîne un certain nombre de questions souvent posées par les patients et pas toujours expliquées aux néophytes. Tâchons d’y voir un peu plus clair.

Pourquoi ne doit on pas toucher les granules avec les doigts ? Contrairement aux médicaments allopathiques, le remède (principe actif) est pulvérisé à l’extérieur du granule de lactose. Le toucher détruirait le remède. On sait que le principe actif d’un comprimé classique est au centre et qu’il est enrobé de l’excipient. Dans le même sens, les remèdes sont pris sous la langue (absorption perlinguale), ce qui permet un passage très rapide dans la circulation.

Une dose ou quelques granules ? Pour certaines dilutions le remède est souvent présenté sous la forme de grains plus petits, les “globules”. Ces globules constituent une “dose” à prendre en une seule fois. En général, les prises sont espacées de plusieurs jours ou semaines et parfois non renouvelées. C’est souvent le cas des remèdes dits “de fond”. 

 Peut-on prendre le même remède sur une longue durée ? Il est logique de penser qu’un remède bien choisi va modifier les symptômes et l’état du sujet. En l’occurrence, il est donc tout ausi logique de penser qu’à des signes différents vont correspondre un ou plusiuers remèdes eux aussi différents. Lorsqu’on choisi soi même un remède, est-on sur d’avoir bien étudié les signes et pris le bon remède ? Si ce n’est pas le cas, et que ce remède est pris sur une longue durée, il est possible de voir apparaître les signes du remède alors qu’ils n’étaient pas présents auparavant. Ceci nous ramène au principe même de l’homéopathie décrit au début. Le remède va se comporter ches la personne saine comme non dilué donc à risque toxique. C’est d’ailleurs ainsi que l’on procède avec des individus sains lorsqu’on veut tester un nouveau remède. Donc, à éviter.

Y a-t-il des risques avec les remèdes homéopathiques ? Outre l’explication donnée ci-dessus, il existe peu de remèdes à risques importants. Cependant il faut en citer un que connaissent même les détracteurs de cette médecine, pour en avoir vu les effets. Il s’agit de “Hepar sulfur”. Ce remède dont un des signes majeurs est une collection purulente (abcès) ne doit être pris que si le pus peut se drainer à l’extérieur. Au risque de voir l’infection s’étendre. A ne pas prendre sans avis sur,par exemple, une otite qui ne coule pas, une sinusite qui ne s’évacue pas… Enfin, l’usage des remèdes de terrain qu’on appelle les “nosodes” (Psorinum, Tuberculinum, medorrhinum…)demandent à être fait avec prudence. A déconseiller en auto médication.

Pourquoi l’usage de la menthe est-il déconseillé avec un traitement homéopathique ? L’expérience des médecins homéopathes montre l’inefficacité du traitement en présence de menthe, mais aussi de camomille et de camphre. Explication ? Pour certains praticiens l’interdiction est totale, pour d’autres il suffit de mettre du temps entre la prise du remède et l’absorption d’une de ces plantes.

La prochaine fois et pour terminer au sujet de l’homéopathie : Comprendre la prescription : les praticiens “unicistes” et les “pluricistes.

                                                                                                                    

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