Medecines naturelles. Au jour le jour. Le Puy du Fou.

Jean-paul PATUREL: le blog

octobre 27

Les “fleurs de BACH” et autres élixirs

Classé dans : Santé — Neferi @ 15:50

       Les élixirs de fleurs ne sont pas d’usage récent, mais plutôt revenus “à la mode”. Les plus célèbres sont ceux du Dr. Edward Bach. Ce médecin britannique passé par l’Homéopathie et en outre très croyant considérait que notre Ame devait être en unité avec la Création. Parallèlement, la maladie était le signe de la perte de cette unité. Ce “déséquilibre” se traduit par nos “états d’être négatifs”. Doté d’une intuition très forte et d’une grande sensibilité, c’est en cherchant dans la campagne anglaise qu’il “ressentit” plus qu’il ne trouva les 38 remèdes qui traitent les maux de l’Ame qu’il a classé en sept grands groupes :

La peur, l’incertitude, l’insuffisance dintérêt dans le présent, la solitude, l’hypersensibilité, le découragement et le souci excessif du bien-être des autres.

Trente-huit remèdes pour sept groupes, parce qu’il est évident qu’il y a plusieurs degrés dans la peur comme il y a plusieurs stades dans le découragement.

Les remèdes sont récoltés à l’aube, mis à macérer dans de l’eau de source à l’extérieur, puis cette macération est stabilisée avec quelques gouttes de vieux cognac. Les remèdes se présentent en petits flacons compte-gouttes en verre opaque à la lumière. La posologie classique est de deux gouttes au lever et au coucher et plusieurs remèdes peuvent être associés.

L’efficacité des “fleurs de Bach est spectaculaire dans la plupart des cas et ils peuvent être utilisés comme complément à un traitement lourd dans des maladies graves.

Bien que plusieurs ouvrages aient été consacrés aux remèdes du Dr. BACH, lire “la guérison par les fleurs” du Dr. BACH (éditions : le courrier du livre) qui regroupe ses deux ouvrages et donne toutes les indications sur les 38 remèdes.

A l’instar du Dr. BACH, plusieurs laboratoires ont mis sur le marché, un certains nombre d’autres élixirs de fleurs à partir de végétaux de divers pays du monde et préparés de façon identique. Certaines associations proposent des formations sérieuses à l’usage de ces remèdes. Tous n’ont cependant pas reçus l’agrément du “Centre Bach” situé en Grande Bretagne et garant de l’héritage thérapeutique du médecin.  Il est simple grâce à internet de trouver ouvrages et formations sur ce sujet, mais je reste à la disposition de ceux qui le souhaiteraient.

Prochain sujet : un survol des autres thérapeutiques alternatives. A bientôt.

octobre 21

Aromathérapie 2

Classé dans : Santé — Neferi @ 12:07

         L’intérêt des huiles essentielles réside, sur le plan de la santé, des propriétés que leur confèrent leurs composants chimiques. Nous l’avons vu dans la page précédente, ceux-ci sont nombreux et complexes : alcools, phénols, aldéhydes, cétones… L’origine naturelle de ces molécules ne change rien à l’affaire et sont aussi efficaces que les molécules de synthèse. Leur fabrication dans la plante et dans le milieu naturel profitant de l’énergie des éléments les rends au contraire plus efficaces. Le phénol par exemple est une référence en chimie de capacité antiseptique. Les HE contenant donc beaucoup de phénol seront donc les plus efficaces pour cette indication.

En fonction de leur composition, on peut dégager quelques grandes propriétés des huiles essentielles :

Elles sont toutes antiseptiques. Antibiotiques,détruisant les bactéries pour certaines, ou antibiostatiques, c’est à dire stoppant le développant des bactéries pour d’autres.

Elles ont la capacité de traverser la peau qui n’est pas une barrière infranchissable comme on l’a cru longtemps. Extrêmement volatile, la totalité de l’huile appliquée sur la peau ne passe pas, ce qui permet un effet de filtre.

Elles sont toutes liposolubles, c’est à dire qu’elles se dissolvent dans un corps gras et jamais dans l’eau. Une goutte d’HE versée dans l’eau flotte à la surface.

Chacune d’elle présente une ou plusieurs propriétés particulières, encore une fois en raison de ses principes actifs. Ainsi, en plus des propriétés décrites ci-dessus, on trouve :

des HE toniques, d’autres relaxantes (sur le plan musculaire), certaines agissent sur la circulation veineuse en tonifiant la paroi des vaisseaux. D’autres sont cicatrisantes et quelques unes sont “mucolytiques”, c’est à dire qu’elles fluidifient les mucosités des bronches. Certaines huiles essentielles ont une action anti inflammatoire.

Ces propriétés particulières à chacune des HE dépend donc de ses composants. Et ces composants dépendent à leur tour des conditions de vie de la plante, de son origine géographique exacte, ce qui en détermine ses sous-variétés aux effets différents. Par exemple, le Thym de Provence n’a pas les mêmes composants chimiques que celui d’Espagne. En Provence même, la composition de l’huile essentielle de thym dépend de l’altitude à laquelle il pousse. Les laboratoires ont un moyen d’analyse qui s’appelle la “chromatographie” qui leur permet d’identifier parfaitement l’identité de l’huile essentielle et donc ses propriétés thérapeutiques exactes.

En admettant le principe de l’action thérapeutique des huiles essentielles, il faut admettre qu’au revers de l’efficacité, il existe des précautions à prendre :

Personnellement, je n’ai jamais été un adepte de l’usage des huiles essentielles par la bouche (voie orale). Je laisse ces conseils aux médecins aromathérapeutes. Il en va de même pour toutes les muqueuses (sauf le Citron et la Lavande, sans risques)

Les HE contenant des cétones (les mucolytiques entre autres) doivent être utilisées en faible quantité. Un surdosage pouvant avoir des conséquences sur le système nerveux.

Tout contact avec les yeux doit entrainer immédiatement un lavage avec un corps gras (huile d’amande douce ou même huile de table). En effet leur propriété liposoluble rend inutile un lavage de l’oeil à l’eau. Les HE sont souvent intégrées à des huiles de massage. Quant à leur usage dans le bain, il suffit de les diluer dans une petite quantité de lait, les matières grasses du lait suffisent à les diluer et ce lait sert alors de “mouillant” qui diffuse l’ensemble dans l’eau.

Certaines HE sont irritantes à cause des aldéhydes qu’elles contiennent, il convient de ne les utiliser qu’avec précaution, c’est à dire, sur des surfaces restreintes, pendant une durée limitée et de cesser toute application s’il apparaît des réactions cutanés importantes.

Un excellent usage des huiles essentielles pour leur action antiseptique, est la diffusion dans l’atmosphère de la maison. Outre le choix du parfum, nous profitons d’une atmosphère assainie, ce qui n’est pas négligeable à la saison ou sévissent de multiples bactéries pathogènes.

Afin de les utiliser au mieux, il convient de disposer d’un bon ouvrage sur l’aromathérapie.  A la fin de ce tour d’horizon sur les plantes médicinales, je vous donnerais une liste bibliographique à toute fins utiles. Comme ailleurs, la recherche avance et de nouvelles HE paraissent intéressantes pour de nouvelles actions.

Enfin, un mot sur leur conservation. Toutes les huiles essentielles se dégradent à la lumière (elles se déposent et se “résinifient”). Vendues le plus souvent en flacon opaque pour éviter cet effet, il ne faut plus les utiliser si elles deviennent troubles. Dans le cas ou le flacon serait transparent, il suffit de l’entourer d’un morceau de papier aluminium.

La prochaine fois, les “élixirs de fleurs” et en particulier les “fleurs de Bach”. A bientôt

octobre 3

Phytothérapie 4

Classé dans : Santé — Neferi @ 12:02

Les présentations commerciales.

Bonjour, je suis de retour, trop occupé ces dernières semaines pour écrire. Donc, je répare et reprends le cours de cette promenade de santé au milieu des plantes médicinales. Nous ne sommes plus au temps des seules tisanes. Si on trouve encore des plantes prêtes à être utilisées sous cette forme, avec la quasi disparition des herboristeries cela devient difficile. Elles ont été remplacées par les “infusettes”. Par contre, les laboratoires de phytothérapie rivalisent d’imagination pour proposer dans le commerce d’autres formes et d’autres présentations.

En premier lieu,  les teintures-mères. Ce sont les dilutions de plantes les  plus concentrées, présentées sous forme liquide elles sont souvent prescrites par les phytothérapeutes, parfois par les homéopathes. Elles sont vendues en pharmacie. Peuvent être achetées sans ordonnance. A n’utiliser seul qu’avec les connaissances nécessaires.

Proche des précédentes, moins connue, la gemmothérapie concerne des préparations de plantes qui sont plus diluées que les teintures mères et utilise des parties spécifiques de la plante  que sont : les bourgeons, les radicelles, les jeunes pousses. Vendus en pharmacie, ces produits sont surtout utilisés par les phytothérapeutes.

Les poudres de plantes en gélules. Présentation la plus fréquente et s’adressant au public sans prescription. Si la mention “totum de plante” figure sur l’emballage, il s’agit de la totalité de la plante qui a été séchée, réduite en poudre avant conditionnement. En l’absence de cette mention, on a souvent à faire à une seule partie de la plante (feuilles, racine…) On trouve des associations de deux ou trois plantes dans le même produit, celles-ci ayant la même indication ou des indications complémentaires. Exemple “artichaut et desmodium” pour drainer le foie, ou “artichaut et radis noir” pour le foie et la vésicule biliaire. Ces produits se trouvent en pharmacie, para-pharmacie ou par commande directement au laboratoire. Quitte à me répéter, veillez aux associations. Le “tilleul-menthe” en infusion ou en gélule n’est pas une association logique puisque on a à la fois un sédatif (le tilleul) et un tonique (la menthe).

Les plantes fraîches. Plus rares, présentées en tubes sous forme de pommades. Il s’agit de la plante entière, fraîche, cryogénisée puis broyée. Utilisées pour des cataplasmes.

Les pommades, crèmes, onguents, contiennent un ou plusieurs extraits de plantes (teinture-mère, extrait liquide…) conditionnés à usage de massage local. Parmi les exemples les plus connus : les pommades à l’arnica contre les effets des coups et contusions, les onguents à base de camphre et de menthe contre les petits soucis de bronches. Dans une catégorie proche, on trouve les suppositoires, encore très utilisés chez les enfants pour la même indication que celle mentionnée ci-dessus.

Les complexes de plantes liquides. Sous des appellations diverses, on trouve des “complexes” ou mélanges de plantes pour aider à mincir, pour la circulation, la réduction de poids, etc… Vérifier avec un livre de phytothérapie si les plantes contenues dans le flacon ou l’ampoule correspondent bien à l’indication recherchée.

Comme pour beaucoup de thérapeutiques naturelles, il existe (hélas) des modes et certaines plantes ont périodiquement plus la cote que d’autres. Je rappelle que la recherche progresse à grands pas. C’est le côté positif. Que les plantes efficaces gardent toute leur valeur thérapeutique et qu’il n’est pas “ringard” de faire usage de l’eucalyptus par exemple.

Une autre forme existe : les huiles essentielles. Celles-ci sont si particulières qu’elles méritent une présentation à elles seules. L’Aromathérapie sera donc le prochain sujet. A bientôt.

avril 4

A Beatrice

Classé dans : Santé — Neferi @ 11:15

Pardon d’une réponse aussi tardive à votre question. Vous avez senti sans doute mon interrogation quant aux méthodes de ce médecin russe. Cependant et en tant qu’ancien kinésithérapeute, je comprends oh combien votre souci et vos recherches de solutions. Je ne dispose hélàs que des infos données pendant l’émission et les coordonnées de ce médecin n’y figuraient pas. Je ne peux que vous conseiller d’écrire à TF1. Sans doute pourront-ils vous renseigner plus complètement. Je vous souhaite tout le courage possible.

décembre 5

auto médication 4

Classé dans : Santé — Neferi @ 11:00

L’Oligothérapie du Dr Ménétrier.

Dès 1937 le Dr. Ménétrier décrit les “diathèses” qui portent son nom et qu’il décrit comme des “prédispositions morbides”. Des propensions à faire certaines maladies plutôt que d’autres. Il attribue, entre autres, ces diathèses à une mauvaise utilisation par notre corps des oligo éléments qui lui sont nécessaires. Particularité de la théorie : ce ne sont pas des carences, mais des “blocages” des OE qui deviennent inefficaces. Ces blocages appelés “chélation” sont dûs à certains medicaments, dont les antibiotiques, et à un certain nombre de toxines présentes dans notre organisme. Il ne s’agit donc pas d’apporter des OE en quantité, mais de leur permettre d’être déchélatés.

“Lorsqu’une porte grince, une goutte d’huile suffit, un litre n’y changera rien” (Ménétrier).

Les OE qu’il préconise sont donc des catalyseurs chargés de débloquer la situation, permettre l’usage correct des quantités existantes dans l’organisme et l’aider à retourner vers la santé.

Dans “La médecine des fonctions”, Ménétrier décrit quatre diathèses :

L’allergique ou hypertonique. Elle répond au Manganèse.(attention : c’est un OE qui provoque parfois des aggravations provisoires. Dans ce cas, stopper les prises jusqu’à retour à la normale.)

L’infectieuse ou hypotonique. Elle correspond à l’association : Manganèse-Cuivre.

La diathèse neuro-arthritique ou dystonique, répond à l’association : Manganèse-Cobalt

Enfin la diathèse anergique: celle de Cuivre-Or-Argent.

Les deux premières sont des diathèses dites “jeunes”, ce sont souvent celles du début de la vie et nous évoluons vers (en général) la diathèse 3 avant de finir notre vie en “anergie”, qui est aussi la diathèse des pathologies lourdes.

Deux labos en particulier distribuent les OE sous les noms de OLIGOSOLS ou de GRANIONS  (voir votre pharmacien).

Ces OE thérapeutiques se prennent en “perlingual” (sous la langue) cette forme permet un passage dans le sang extrèmement rapide, et à raison d’1 jour sur 2. Le traitement ne doit pas être prolongé longtemps (la goutte d’huile). Il est préférable de l’interrompre aussi longtemps qu’il a duré et si nécessaire le reprendre ensuite.

Il est bon de préciser avec le Dr. Ménétrier que la prise des OE sous cette forme est inoffensive en cas d’erreur sur le choix, le corps se chargeant d’éliminer l’excès.

Il m’est tout à fait possible sur ce blog de répondre à des questions sur l’utilisation des OE, mais pour des raisons évidentes pas sur des prescriptions. N’hésitez pas cependant à faire aussi part de votre expérience ou de vos questions.

A suivre : Hanneman et l’Homéopathie

novembre 5

médecines naturelles

Classé dans : Santé — Neferi @ 17:31

La suite des thérapeutiques naturelles est en ligne : auto médication 2 et 3

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