Quels repas ?
Encore des idées reçues sur les repas quotidiens, leur nombre et leur qualité. Que manger et à quelle heure ? Essayons d’y voir clair. Ces notions sont personnelles, comme les autres, empreintes de l’enseignement de naturopathie reçu et de la pratique quotidienne, visant à trouver un équilibre, donc éviter les excès en tous genres et les nécessités nutritionnelles. Du bon sens en somme. [ Ces remarques nutritionnelles excluent toute considération d’ordre religieux et ne veulent en aucun cas bouleverser les convictions personnelles ].
Le petit déjeuner : il est évident que son horaire dépend essentiellement des habitudes et des obligations liées à l’activité. Ce devrait être le repas le plus conséquent de la journée. L’apport de glucides lents (pain et céréales) forme l’apport énergétique pour une partie de la journée. Les habitudes anglo-saxonnes sont plus réfléchies que les nôtres. Nous l’avons vu auparavant, un laitage n’est pas indispensable.Exemple de menu :
* Un jus de fruit ou un fruit, café (léger) ou thé, pain (complet, c’est idéal pour les fibres), avec beurre ou confiture ou miel, céréales, pourquoi pas un oeuf. Eviter : brioche, croissants, pains au chocolat, l’apport de graisses est excessif. Limiter ces petits extras. A éviter également le café au lait, très difficile à digérer et encombrant pour ne pas dire toxique pour le foie. Si vous y êtes habitués, essayer de le supprimer, vous vous en porterez beaucoup mieux. Si vous mangez très tôt, rien n’interdit un petit en-cas en milieu de matinée sous la forme d’un fruit ou de céréales.
Le déjeuner : l’inconvénient majeur d’un repas du midi trop conséquent est la lourdeur de la digestion qui rend difficiles les premières heures de l’après-midi. Envie de sieste (somnolence), difficultés de concentration, entraînent une baisse de l’efficacité au travail et une perte de vigilance au volant. Cependant, c’est le repas ou il faut consommer des protéines (viande maigre ou poisson). Elles contribuent à la croissance et à l’entretien de la masse musculaire. Les accompagner de légumes verts ou de féculents (sucres lents) en quantité raisonnable et avec le moins de graisse possible. Si vous voulez être efficace au travail, pas de frites, de plats en sauce, etc… on peut tout à fait être un peu permissif et se faire plaisir de temps en temps, mais ne pas en faire une habitude. A l’inverse, ne consommer qu’une salade verte sous prétexte de régime, n’apporte aucune énergie pour les heures à suivre. Ne pas s’étonner dans ce cas d’avoir une baisse de forme l’après-midi. Il faut manger quand même pour vivre.
Le goûter : inutile, dans la mesure ou il est en général constitué de sucreries. A l’heure ou nos bambins sortent de l’école, ils n’ont plus besoin de sucres rapides (sauf s’ils vont faire un sport après), sucres qu’ils vont accumuler s’ils sont statiques jusqu’au soir. Si les repas précédents ont été corrects, il n’y a pas à “remplacer” le carburant énergétique consommé dans la journée. D’autant que va approcher
Le dîner : trop souvent copieux afin de compenser, croit-on, un déjeuner sur le pouce. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont peu de temps le midi et que le repas du soir se veut aussi convivial, d’autant plus s’il réunit la famille. Mais, convivial ne doit pas se traduire par “gueleton” quotidien. Eviter les viandes et sauces le soir. Ici encore la digestion sera difficile et cette fois c’est le sommeil qui en pâtira. Potage,salades de crudités, petit morceau de fromage pour le plaisir, fruit.
Voilà un aperçu d’alimentation quotidienne. Rien de nouveau, dire-vous, je n’en suis pas si sûr pour tout le monde. Et puis, il y a encore des choses à dire. A chacun de faire l’amalgame des idées apportées ici.
A suivre : entre permissivité et excès.